
Verbe précis, style incisif, cet avocat de profession aurait pu faire carrière au barreau mais très vite il choisit le terrain politique pour défendre son idéal de justice.
Ancré en Isère, à Tullins où il est né, il fréquente le collège de Rives puis le lycée de Voiron avant de s'inscrire à Sciences Po Grenoble puis en faculté de Droit jusqu'à l'obtention de son diplôme d'avocat.
Maire de sa ville natale à moins de 30 ans, conseiller général à 35, député à 40, il accède en mars 2001 à la présidence du Conseil général de l'Isère.
André Vallini mène de front son parcours d'élu local puis national et son engagement socialiste qui le conduit de la Fédération de l'Isère, qu'il a dirigée pendant 7 ans (de 1994 à 2001), à la direction du PS dont il fut secrétaire national chargé des Institutions et de la Justice de 2003 à 2008 et secrétaire national chargé de la Justice de novembre 2008 à janvier 2009.
En 2004, il est réélu conseiller général du canton de Tullins avec 64% des voix dès le premier tour, le résultat le plus élevé du département.
Réélu député en 2002 et en 2007, les deux fois dans un contexte national difficile et avec un score en augmentation, c'est grâce à son travail de terrain qu'il est aujourd'hui solidement implanté dans la 9ème circonscription qui s'étend du Voironnais jusqu' au Royans.
En 2002, André Vallini est élu juge à la Haute Cour de justice et en 2007 juge à la Cour de Justice de la République.
En décembre 2005, il est désigné à l'unanimité président de la commission d'enquête parlementaire chargée de rechercher les causes des dysfonctionnements de la justice dans l'affaire dite d'Outreau et de formuler des propositions pour éviter leur renouvellement.
Pour la première fois dans l'histoire parlementaire française, les travaux de cette commission d'enquête sont suivis par des millions de Français. Remis le 6 juin 2006, le rapport, adopté à l'unanimité, propose les axes d'une grande réforme de la justice
Ce travail lui a valu d'être élu « député de l'année 2006 » par un jury de 120 journalistes politiques de presse écrite et audiovisuelle de toute la France et de toutes tendances. Depuis juin 2007, il est porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
En octobre 2008 il est nommé membre du Comité Balladur chargé d'étudier la réforme des collectivités locales.
De sa première expérience politique auprès de Gisèle Halimi, députée de l'Isère en 1981 (il était son assistant parlementaire dans la circonscription dont il est aujourd'hui l'élu), il a conservé une fibre féministe qu'il n'hésite pas à traduire dans les actes. En 2000, il fut ainsi le rapporteur de la loi sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et en 2001 il crée en Isère, pour la première fois dans un Conseil général, une délégation départementale à l'égalité des chances et des droits entre les femmes et les hommes qui mène des campagnes de sensibilisation pour l'égalité dans le sport ou au travail et de lutte contre les violences conjugales.
Président du Conseil général de l'Isère, il multiplie les initiatives innovantes : le « chéquier jeune Isère » pour ouvrir à tous des manifestations et des nouvelles pratiques culturelles et sportives, le projet Minatec inauguré en juin 2006 qui est le premier centre européen consacré aux micro et nano technologies ou la gratuité des musées dans le département de l'Isère.
Avant le PS, son premier engagement fut à la Ligue des Droits de l'Homme et il s'implique dans le combat contre la peine de mort, aux Etats-Unis en particulier. En Isère, c'est sous son impulsion que le Conseil Général a fondé en 2005 une Maison de Droits de l'Homme.
Connu pour sa rigueur, il est l'ennemi des routines et des conformismes citant volontiers le poète René Char : « Ce qui vient au monde pour ne rien changer ne mérite ni égard ni patience ». Très exigeant envers ses collaborateurs, mais plus encore envers lui-même, ses journées commencent tôt le matin pour s'achever tard le soir. Il avale les dossiers et enchaîne les réunions, déjeunant le plus souvent de quelques fruits sans quitter son bureau.
Il veille à sa forme physique en adepte du footing et du vélo et il fuit les mondanités, préférant réserver ses (rares) moments de temps libre à la littérature et à sa passion de l'histoire. Au cinéma aussi, le cinéma italien notamment dont il est un amateur éclairé.
Portraits d'André Vallini : Portrait par les Echos / Portrait par Sylvie Maligorne, AFP / Portrait par Jean-Michel Diard, Journal Minute Paris / Portrait par Philippe Bilger